Bonnes raisons de voter NON 2017-04-13T14:40:00+00:00

BONNES RAISONS DE VOTER NON !

Pourquoi rester dans le Canton de Berne est-il plus judicieux pour Moutier ? Pour notre comité, au moins 6 raisons plaident pour que la population de Moutier, dans son propre intérêt et en pensant à son avenir, privilégie le projet de maintenir la ville au sein du canton de Berne.

1. POUR CONTINUER À FAIRE PARTIE DU DEUXIÈME PLUS GRAND CANTON SUISSE ET RESTER DANS LE MÊME CANTON QUE BIENNE, GRAND CENTRE URBAIN LE PLUS PROCHE.

Actuellement, Moutier fait partie du 2e plus grand canton suisse (1 million d’habitants), qui héberge la capitale fédérale dans la 4e plus grande ville de Suisse. Avec son poids politique et une économie diversifiée, le Canton de Berne offre sur le long terme des garanties de stabilité et des chances de développement autrement plus importantes que le Canton du Jura.

Si Moutier décide de rester bernoise, le Canton de Berne pourra aussi y réinvestir avec des moyens autrement plus importants que ceux du Jura. L’attractivité sera également plus forte pour les investisseurs privés.

Par ailleurs, mettre une barrière administrative cantonale avec la ville de Bienne, 10e plus importante commune de Suisse, qui est le grand centre urbain naturel pour les habitants de Moutier, serait un non-sens. Surtout pour se rapprocher administrativement de Delémont, 108e ville de Suisse, ce qui n’offre clairement pas les mêmes perspectives de développement…

2. NE PAS CONDAMNER LE PROJET DE FUSION DE COMMUNES DE LA COURONNE PRÉVÔTOISE ET EXPLOITER LE POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE « MOUTIER, VILLE-CENTRE », CAPITALE DU JURA BERNOIS.

L’avenir de la ville de Moutier est au cœur de sa région, et pas à côté ! La petite agglomération de la Prévôté, un ensemble historique cohérent et concentré, n’est qu’à quelques étapes de devenir une ville de plus de 10’000 habitants si les communes qui la composent peuvent fusionner. Au-delà des synergies classiques, une telle opération permettrait à la Prévôté d’accroître son poids politique en tant que capitale du Jura bernois et au sein de tout l’arc jurassien.

Ayant déjà fait l’objet d’une étude de faisabilité approfondie, s’inscrivant dans la logique de nombreuses collaborations intercommunales fructueuses, le processus de fusion pourrait redémarrer très rapidement si Moutier reste dans le canton de Berne.

A tout prix, il faut éviter un éclatement de la couronne prévôtoise qui serait fatal pour le développement de toute la région. Car, c’est une certitude institutionnelle, une telle opération sera à tout jamais impossible si Moutier rejoint le Canton du Jura. Car la fusion de communes situées dans des cantons différents, cela n’existe pas ! Pour Moutier, choisir de rejoindre le Jura, c’est choisir le scénario d’un petit Moutier esseulé dans un petit canton, plutôt que celui d’un grand Moutier plus fort dans un grand canton.

3. NE PAS METTRE EN DANGER L’HÔPITAL !

Moutier a bien davantage besoin de son hôpital que de changer de canton et l’avenir du site hospitalier de Moutier est totalement dépendant du vote communaliste ! Jamais le petit canton du Jura n’aura seul les moyens de maintenir deux sites hospitaliers de soins aigus sur le long terme. Et inévitablement, compte tenu des forces en présence et de la centralité de Delémont, la capitale jurassienne serait privilégiée au détriment de Moutier, comme cela a déjà été le cas avec Porrentruy.

A contrario, le canton de Berne, comme il le fait depuis de nombreuses années, peut se permettre de favoriser le maintien à Moutier et dans le Jura bernois d’une offre de soins de haut niveau. Il a d’ailleurs officiellement confirmé le 17 mars 2017 qu’il n’était pas « question de fermer les soins aigus de l’hôpital de Moutier pour les concentrer sur un autre site ».
http://www.be.ch/portal/fr/index/mediencenter/medienmitteilungen.meldungNeu.mm.html/portal/fr/meldungen/mm/2017/03/20170316_1409_moutier_im_kantonberneinegutewahl

Le résultat du vote du 18 juin 2017 peut mettre très rapidement et gravement en danger l’hôpital de Moutier et ses services à la population. Sans oublier ses 323 emplois à plein temps (environ 400 personnes) et son apport économique vital pour la cité. L’expert neutre mandaté pour analyser la situation spécifique de l’hôpital avait d’ailleurs nettement conclu que ce scénario d’une fin brutale était tout à fait possible.

4. SERVICES PUBLICS : « DES ACQUIS, PAS DES PROMESSES »

Les habitants de Moutier trouvent aujourd’hui à proximité de chez eux presque tous les services publics nécessaires, la ville étant le principal poumon et relais de l’administration francophone du Canton de Berne. En cas de départ dans le Canton du Jura, cela ne serait plus le cas. Celui-ci pratique en effet le principe de l’administration décentralisée, ce qui obligerait les Prévôtois à se déplacer plus souvent hors de leur ville.

En termes d’emplois, le Canton de Berne fournit à Moutier près de 600 emplois en équivalent plein temps (170 postes dans l’administration, 100 dans l’enseignement et 320 à l’hôpital) à environ 800 personnes au total. Avec aussi des salaires et prestations dans l’ensemble plus favorables que dans la fonction publique jurassienne. En cas de départ dans le canton du Jura, des centaines d’emplois seront remis en question, sans aucune garantie à terme d’être repris ou pérennisés.

Par ailleurs, la Caisse de pension jurassienne est en très mauvaise santé (taux de couverture en 2015 de 60%), alors que les Caisses de pensions bernoises ont déjà été recapitalisées (taux de couverture de 92%). En cas de transfert dans le Canton du Jura, les salariés cantonaux, comme les contribuables, doivent se préparer à repasser à la caisse.

5. POUR LA FORMATION DES JEUNES

Le meilleur projet d’avenir pour la jeunesse de Moutier, c’est de rester dans un grand canton solide économiquement, bilingue, avec un accès facilité à une vaste offre de formation, y compris universitaire. Quitter un grand canton formateur pour un petit canton disposant forcément de moyens plus limités n’est pas une option à long terme, c’est une renonciation.

En cas de transfert, les conditions et possibilités de formation pour les jeunes à Moutier pourraient rapidement se détériorer. Le Jura ne pourra pas maintenir seul l’offre actuelle, son gouvernement l’a déjà très clairement fait comprendre, tout en disant compter sur Berne pour continuer à payer… Or, politiquement – les priorités seraient ailleurs – comme pour des raisons très concrètes de nécessaire réorganisation, Berne n’aurait en fait pas d’autre choix que de se désengager.

A cet égard, le ceff Artisanat (550 jeunes en formation et 60 collaborateurs) est clairement menacé et son remplacement par une unité du Centre jurassien d’enseignement et de formation pour le moins pas garanti. La suppression à Moutier de la filière de l’Ecole de maturité spécialisée semble aussi programmée, tout comme celle des cinq classes d’année de préparation professionnelle. Et aucune certitude n’existe que les jeunes de Moutier pourront continuer à aller au gymnase à Bienne.

Les familles (école à journée continue inexistante au Jura, bourses d’études moins élevées) et les enseignants (conditions d’engagement, stagnation du salaire, recapitalisation de la caisse de retraite) auraient aussi beaucoup à perdre.

6. CONSERVER L’UNITÉ DU JURA BERNOIS ET PROMOUVOIR UNE VISION MODERNE ET MULTICULTURELLE DE L’IDENTITÉ RÉGIONALE

Les citoyens de Moutier seront seuls à voter le 18 juin 2017, mais ils savent bien que l’énorme majorité de la population du Jura bernois tient fortement à eux. Avec une histoire spécifique tout comme de belles perspectives d’avenir, le Jura bernois a toujours toute sa raison d’être dans sa configuration actuelle. La région ne compte d’ailleurs pas beaucoup moins d’habitants que le Canton du Jura (54’000 contre 72’000) et en tant que plus grande ville et capitale, Moutier y a une place de choix. Renoncer à cette position avantageuse pour devenir la banlieue de Delémont serait incompréhensible.

Le monde a aussi beaucoup évolué ces dernières décennies depuis la création du Canton du Jura. Les différences culturelles et linguistiques sont aujourd’hui des atouts à exploiter et non des embûches à redouter. Pour Moutier, choisir le projet « Jura bernois », c’est aussi choisir de privilégier une vision multiculturelle, ouverte et moderne de l’identité régionale, plutôt que de privilégier un repli sur soi d’un autre temps, qui n’aura rien de salutaire.

Affaiblir la représentation francophone dans le canton de Berne ne renforcerait pas non plus la Suisse romande. Le Jura ne deviendrait pas plus romand, mais Berne le serait un peu moins…

Un argument important pour vous nous a échappé ? Dites-le nous ! (info@moutier-prevote.ch)